Obsédé par la création d'oeuvres grandiloquentes largement inspirées d'influences aussi diverses que le baroque, la religion ou l'art africain, il mélange ces courants artistiques en créant des tableaux grandioses faits de coquillages les plus divers (huitres, coraux, bigorneaux, moules...) qu'il meule, cisèle et ajoure dans l'une des chambres de sa demeure qui fait office d'atelier, pour ensuite les peindre à l'acrylique ou au vernis à ongle aux teintes iréelles, pour en faire des fresques parfois si immenses qu'il ne peut plus les sortir de la pièce où il les a créés.
Cette activité s'apparente à un travail de bénédictin ou à celui d'un moine enlumineur.
Ses tableaux, mélanges de fonds marins, de scènes sacrées et d'images païennes se déclinent dans un ensemble de couleurs chatoyantes et vives et de mécanismes compliqués (certaines s'illuminent, jouent de la musique ou encore s'animent). Ils sont d'une complexité incroyable et chaque détail y est paufiné de telle façon qu'à chaque nouveau regard on y découvre un nouvel élément. Paul Amar nous contraint à l'incessant vagabondage visuel.
Son appartement est un sanctuaire insoupçonné, tout de splendeur orientale, où les œuvres ont envahi les murs et chacune des pièces.
Ne se considérant pas comme un "grand artiste" mais comme un "bon ouvrier", Paul Amar est pourtant habité par son oeuvre grandiose. Se levant la nuit pour noter ses idées qu'il a vues en rêve, il passe des mois sur chacune de ses créations. Au final, cela donne une oeuvre sans précédent, totalement atypique qui s'inscrit dans le cadre de l'art brut.
Paul Amar dans son atelier
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